Breitling Navitimer, l’envol vers le succès

L’histoire de l’horlogerie est intimement liée à celle de l’aviation : la découverte du ciel s’est faite montre au poignet. Redoublant d’innovations pour inscrire leurs modèles dans le récit ébouriffant des conquêtes humaines, les grandes manufactures horlogères se sont livré une rude concurrence pour offrir aux pionniers la parfaite alliée de leurs excursions. Dans cette folle course, un garde-temps s’impose comme incontournable. Découvrez la Navitimer de Breitling, la montre des aviateurs.

Les années 1950 marquent l’essor fulgurant de l’aéronautique : apparition du moteur à réaction, augmentation des transports aériens commerciaux et des vols transcontinentaux…le ciel ouvre des perspectives stimulantes pour un XXe siècle endeuillé par la Guerre. De nombreux pilotes -professionnels comme privés- désirent se munir d’un instrument fiable et robuste pour assister leurs vols, c’est ainsi que la Navitimer de Breitling voit le jour en 1952.

L’habile contraction de “navigation” et de “timer” dévoile d’emblée l’intention de sa conception : il s’agit d’une montre pensée pour les pilotes. Commandée par l’Aircraft Owners and Pilots Association (AOPA) dont elle revêt le logo, la Navitimer dérobe le monopole de la montre savante grâce à une version perfectionnée de la règle à calculs. Ce garde-temps répond en effet à tous les besoins des aviateurs et leur permet d’effectuer plus de 20 opérations différentes liées à la navigation : multiplications, divisions, vitesse horaires, consommation de carburant, conversion des unités/devises/horaires, distances… Autant de fonctionnalités qui ne sont pas simplement utiles mais impératives, hissant la Navitimer au rang de compagnon de vol indispensable pour parvenir à bon port.


ZOOM SUR LA REGLE A CALCUL LOGARITHMIQUE

Cadran d’une Navitimer

La règle à calcul, c’est à l’origine une échelle de Gunter, transposée sous forme circulaire par le mathématicien William Oughtred en 1632. Breitling a l’idée d’en équiper son Chronomat en 1942 et dépose un brevet. Il s’agit de deux disques. L’un mobile sur la lunette tournante, en relation avec des quantités qui varient au cours du temps (vitesse, consommation…) et l’autre fixe sur le cadran, en rapport avec les problèmes qui concernent le temps (le sigle MPH, miles per hour, concerne des quantités à l’heure). En bref, une calculatrice de poignet !


Cresus ©

Le style sobre et inimitable de la Navitimer résulte de la mise en valeur de ses fonctions : son cadran affiche une ouverture plus large (41mm) que son prédécesseur Chronomat. Alors que le premier modèle référencé 806 possède un contour de cadran noir, il sera changé en 1960 pour du blanc, privilégiant la lisibilité. Cette dernière qualité est d’une importance cruciale : les chiffres sont d’ailleurs luminescents pour luire dans l’obscurité du cockpit. Les premiers modèles de cette icône sont équipés successivement des calibres Valjoux72 et Venus176 et proposent l’innovation signé Breitling : les deux boutons poussoirs pour chronographes. En 1962, la Navitimer est la première montre à faire une excursion dans l’espace au poignet de Scott Carpenter dans le cadre du vol orbital de la capsule Aurora 7 de la NASA. La montre déjà culte se démocratise. Elle sera portée par des artistes de légende tels que Miles Davis, Serge Gainsbourg ou encore les pilotes de Formule 1 Jim Clark, Jo Siffert et Graham Hill. La Navitimer entame en 1969 sa conversion vers l’automatique avec le calibre Chrono-Matic -calibre 11- et propose une augmentation audacieuse de la taille du boitier : désormais 48mm. La Navitimer, instrument incontournable, fille de l’air, est un modèle pilier de la marque Breitling et a participé à l’écriture de l’horlogerie moderne.